Profil de Grimpeuse |
Top 5 - Parois |
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Nom: Édith Cadieux Âge: 30 ans Lieu de résidence: Chicoutimi Grimpe depuis: 2 ans et demi Liens: Le blog à Édith |
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Depuis combien de temps grimpes-tu? Tu as débuté en quelle année et pourquoi? |
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Au labo où je travaille, il y a plusieurs grimpeurs. En 2002, ils nous ont invité à découvrir l'escalade. Dans mon cas, ça a été un échec lamentable, j'ai détesté... Pourtant, un an plus tard, j'ai décidé de m'y mettre sérieusement. J'ai acheté mes chaussons et je me suis donné un coup de pied au derrière. J'espérais trouver dans ce sport un peu de courage, d'assurance et de confiance en moi et que cela se reflèterait dans mon quotidien. J'y ai trouvé une véritable passion.
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Pratiques-tu tous les styles de grimpe (trad, sport, glace, alpin)? Lequel préfères-tu? |
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La glace, sans aucun doute! Je ne sais pas quoi exactement, mais il y a quelque chose de génial dans l'escalade de glace. On dirait que toutes les émotions sont 100 fois plus intenses qu'en roche. La glace, ça donne une impression de liberté totale et une immense satisfaction quand tu arrives en haut de la cascade... Pour ce qui est de la roche, après avoir réclamé haut et fort des plaquettes dans des voies faciles ce printemps (et ce, même si la voie se faisait en trad), je dois admettre que finalement, je préfère l'escalade traditionnelle. Probablement parce qu'en termes d'émotions, ça se rapproche de la glace. Ce style te permet de grimper à plusieurs endroits, de partir à l'aventure…Comme je grimpe des voies plus faciles, j'ai le temps d'apprécier l'ambiance et le paysage. Le trad, c'est un " rendez-vous " avec soi-même, avec les limites et les défis qu'on s'impose. Le sport, c'est un peu plus axé sur la performance, et ça sert trop souvent de comparaison entre grimpeurs. Pourtant, en escalade, la seule chose qu'on devrait vouloir dépasser, ce sont nos propres limites. Par contre, l'escalade sportive permet de développer ses capacités physiques. Le mieux, je crois, est de trouver un équilibre.
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Parles moi de ta première véritable sortie extérieure. C'était au Dôme dans les Grands Jardins je crois? |
Top 5 - Voies |
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En fait, j'ai commencé à grimper à l'extérieur, car il n'y a pas de véritables gyms d'escalade dans la région. Par contre, le Dôme représente un tournant majeur dans mon évolution. La première fois que j'y suis allée (en septembre 2004), ça faisait 2 étés que je grimpais. J'avais tellement peur que je n'avais jusqu'alors sorti que deux voies. Je grimpais toujours très à sec, je ne faisais aucun mouvement qui pouvait entraîner une chute, j'avais même peur de m'asseoir dans mon harnais. Alors imaginez quand on a un mur de 200m devant soi. Mon premier de cordée était anxieux. Je crois que lorsqu'il a vu mon sourire à mon arrivée au premier relais, une tonne de pression s'est enlevée de ses épaules. En deux jours, j'ai réussi la "voie d'évitement" et la "granuleuse". Quatre jours plus tard, je leadais ma première voie en sport. Cet automne-là, j'ai sorti plusieurs voies dont une 5.9 et j'ai accepté le risque de tomber. Bref, cette sortie fut une grande victoire... En septembre dernier, je suis retournée au Dôme, cette fois pour la faire en tête, cette fameuse "voie d'évitement" qui m'a tant apportée.
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Ton implication avec le Club de Montagne du Saguenay (CMS), c'est venu comment? C'est important pour toi de t'impliquer? |
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J'ai commencé à m'impliquer dans le CMS au printemps 2003. À l'époque, ça n'allait pas nécessairement bien dans le C.A. Un ami assurait la présidence par intérim. Il voyait les élections arrivées avec découragement, anticipant que personne ne voudrait s'impliquer. Je n'ai pas voulu le laisser tomber. u départ, je ne savais pas ce que je pouvais apporter au club, à part un support moral. Puis j'ai compris que je représentais certains grimpeurs. Le fait d'avoir un club est très important. Il permet aux nouveaux de s'intégrer plus rapidement à la communauté de grimpeurs et il permet un aménagement sécuritaire des parois. En côtoyant des gens expérimentés, comme des p'tits nouveaux, on apprend beaucoup et on se fait un tas d'amis. Le club m'a apporté beaucoup, et je ne fais que " donner au suivant ". Quand je suis découragée, je me dis qu'il y a des grimpeurs dans le club pour qui ça vaut la peine de faire un effort...
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Ton approche environnementale et tes conseils à la FQME, c'est motivé par quoi? |
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Ça s'est très très récent et pour l'instant, ça se limite à vérifier certains textes. Le goût de m'impliquer à la FQME fait suite à une discussion que j'ai eue avec André Laperrière et Alain Couture. Ils expliquaient qu'en Angleterre (et en Europe en général), la culture "fédération" était beaucoup plus ancrée qu'au Québec et qu'il était normal pour plusieurs grimpeurs d'offrir leur service, surtout si leurs connaissances permettaient de faire avancer des dossiers. Comme je savais que dans certains endroits, conservation de l'environnement et escalade ne font pas nécessairement bon ménage, et que je suis biologiste, j'ai offert mon aide à André... pour apprendre qu'Alain Couture avait déjà donné mon nom...
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Ta plus grande inspiration, ou le/la grimpeur(se) qui te motive, ou une personne que tu admire dans le monde de la grimpe? |
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Hum...Question difficile... Il y a tant de grimpeurs(ses) qui m'ont apporté quelque chose; certains parce qu'ils grimpent vraiment bien, d'autres parce qu'ils sont passionnés ou complètement fou. Je ne peux cependant pas passer à côté d'Alain Couture. Je crois que je suis devenue la grimpeuse que je suis, en grande partie, à cause de lui. Il me pousse beaucoup dans le dos pour que je fasse des formations ou que j'essaie de nouvelles choses. Il m'oblige à passer par-dessus mes peurs. Parfois, je lui en veux un peu, mais pas longtemps, parce que je sais qu'il croit en moi. C'est quelqu'un qui s'implique beaucoup (CMS et FQME) et qui a une vision globale de l'escalade. C'est un bon mentor : il a une belle philosophie, il est patient et surtout, il comprend ce qu'il enseigne. Quand il t'apprend une technique ou une façon de faire, il est toujours capable de t'expliquer pourquoi on fait ça ainsi…je trouve ça très important. À son contact, j'ai beaucoup appris.
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Des projets de voyage - lié à la grimpe - si oui, où et pourquoi? |
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Je n'ai pas de projets précis, mais il est certain que lorsque j'aurai terminé mon doctorat, je me sauve pendant quelque temps pour grimper. J'ai vraiment hâte de faire un vrai voyage d'escalade. Je ne sais pas encore où j'irais... Si j'avais un bon "premier de cordée" j'opterais probablement pour Squamish, parce que j'en ai trop entendu parlé... (marc…saisis-tu le message? ;-) )
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