Claude Lavallée

Sans doute l’un des plus grands (sinon le plus grand) pionniers de l’escalade au Québec, Claude Lavallée a recueillis ses mémoires des 60 dernières années sur l’aventure de l’escalade au Québec. Une histoire fascinante racontée par un grand bâtisseur de la grimpe québécoise!

 

claude_lavallee_01pPRÉFACE

POURQUOI GRIMPE-T-ON? C’est le titre d’une série d’articles que j’ai écrit lors de mon séjour en Bavière, qui s’est prolong?pendant dix années. Ces articles ont paru la première fois dans le MOUSQUETON de la FQM, de 1988 à 1991.

 

claude_lavallee_01LES DÉBUTS
Si tu veux te rendre en haut d’une paroi, pourquoi tu passes pas par le côté facile? Voilà un aperçu de compréhension de l’escalade, au début des années 1950.

 

 

claude_lavallee_02LA RENCONTRE AVEC FX GARNEAU ET BERNARD POISSON
J’étais tellement anxieux d’apprendre la vraie façon de faire que j’ai décidé d’aller bivouaquer à Val-David le soir précédent, au lieu de voyager le matin même, pour m’assurer d’être au rendez-vous à l’heure.

 

 

claude_lavallee_03LE CAC ET LA RENCONTRE AVEC JEAN SYLVAIN
Pour mieux le sensibiliser aux différentes facettes de la technique, Jean Sylvain est venu se faire la main à Val-David. Il y découvra toute la science de l’escalade en libre. Avec son bilan de multiples chutes spectaculaires et dangereuses, souvent d’ou sa témérité et au manque de quincaillerie convenable, sa survie tenait du miracle!

claude_lavallee_04JEAN-PIERRE CADOT, LES GRANDS-JARDINS ET BIEN PLUS!
Jacques Lemay et moi, étions aussi à faire une première. À la sortie, nous avons constaté qu’un ours noir nous observait, fort probablement depuis un certain temps! D’ou le nom du mont de l’Ours. La bête avait l’air surprise de nous voir sortir de cet escarpement, et nous aussi!

 

claude_lavallee_05RACONTE LE DÉPART (la mort) DE PLUSIEURS AMIS
La mort et la perte d’un compagnon de montagne nous incitent très certainement à réfléchir! J’avoue volontiers qu’on est plus apte à le faire, quand on prend de l’âge. Au contraire, quand on a vingt ans, on ne sent pas le besoin de réfléchir sur la vie.

 

claude_lavallee_06LA RENCONTRE AVEC YVON CHOUINARD
Notre passager avait l’air surpris de voir que nous connaissions Gran, nous qui venions du Québec. Ce dernier devait faire une cordée avec lui. Le passager se tourna tout à coup et me dit; Mais alors tu dois être Claude Lavallée? Je réagis par cette réponse; Tu dois être Yvon Chouinard? En effet, c’est bien lui.

claude_lavallee_02LE MONT QUÉBEC ET LE QUÉBEC LIBRE!
Après avoir atteint le sommet du mont Québec, le 15 juillet 1967 à 00:15, nous nous sommes retrouvés quelques jours plus tard devant plusieurs journalistes qui nous attendaient à l’aérogare de White Horse. (…) Leur insistance m’a fait croire un moment qu’ils voulaient partager notre joie d’avoir réussi malgré qu’on soit des alpinistes de plaine. J’ai été très surpris quand ils nous ont demandé ce que je pensais de la déclaration de Charles De Gaulle du haut du balcon de l’hôtel de ville de Montréal quand il a dit; Vive le Québec, vive le Québec LIBRE!

claude_lavallee_08ALPINISTE URBAIN POUR LA SQ
C’était un travail spectaculaire mais légal, pour faire changement. (…) Par la suite j’ai employé la même technique mais dans des circonstances certainement moins légales et surtout moins spectaculaires pour ne pas me faire pincer comme mes collègues dans l’affaire Watergate.

 

claude_lavallee_09LE FCMQ (Fédération des Clubs de Montagne du Québec)
Pour mieux vous éclairer sur les événements de cette époque, il faut préciser que mes collègues avaient un intérêt particulier pour les personnes qui avaient une apparence de terroriste. C’est à dire, un jeune adulte aux cheveux long, portant une barbe, avec un côté intellectuel développé Le vrai portrait-robot de ce qu’ils définissaient comme des gens dangereux pour la sociét?québécoise durant les troubles d’octobre 1970! Quand, un de mes voisins de palier de l’escouade de la Sécurité antiterroriste de la SQ, rue Parthenais, m’a indiqué ce qu’il recherchait comme terroriste avec cette description, j’ai eu le fou rire.

claude_lavallee_10FORMER UNE RELÈVE
Ca n’avait pas été facile de convaincre Poisson, quelques mois plus tôt, pour qu’il se libère pour une semaine de son travail ?Radio-Canada. Un soir, je lui ai donné un coup de téléphone; Ben, tu sais qu’on organise le premier stage de la FCMQ? Il faudrait absolument que tu puisses venir enseigner avec nous! Sa réponse a été spontanée; Tu n’es pas sérieux, je n’ai rien d’un instructeur, tu connais ça mieux que moi! Mais Ben, tout ce que je sais de l’escalade, c’est toi qui me l’as appris, n’est-ce pas? C’est sur ces propos, très à propos, que je l’ai convaincu de venir transmettre ses connaissances et son expérience!

claude_lavallee_11FCMQ VS Ski Québec
À l’époque, les moniteurs de ski étaient le plus souvent des immigrants d’Autriche et de Suisse. Ils optaient en général pour enseigner dans la langue de Shakespeare. Dès le troisième stage en 1955, Lucien décida que le cadre alpin des Laurentides était plus appropri?pour enseigner le ski alpin.

claude_lavallee_12LE DOSSIER DE LA FORMATION
Dites-moi Lavallée, à quoi ça sert une Fédération de Montagne, quand il n’y a pas de montagne à gravir au Québec? Il n’avait pas tout à fait tort. En effet, quand je parlais de nos montagnes à Guido Magnone, celui-ci s’est permis de me préciser que nous avions de belles collines au Québec, mais certainement pas des montagnes.

claude_lavallee_13LES ÉLÈVES INFLUENCENT LE MAITRE
Avec son accent de Beauceron, je le trouvais aussi sympathique qu’enthousiaste. C’est sûrement pourquoi ses compagnons de stage l’ont accepté parmi eux. Les uns lui fournissent des chaussures plus appropriées pour l’escalade. Et pour les autres, des vêtements plus chauds et un peu d’argent de poche pour qu’il s’achête une bière de temps en temps.

1 Comment on "Claude Lavallée"

  1. Superbe texte!!! Un document à conserver absolument!

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