Everest – le film

(P: LIZ O. BAYLEN / Los Angeles Times)

On a eu notre part de navets dans la passé en ce qui concerne les films de montagne. Rappelons-nous Vertical Limit et Cliffhanger. On a aussi notre part de bon film, notamment Touching the Void, K2: Sirens of the Himalayas et, plus récemment, Meru. Dans le cas des navets, il s’agit de mégas-productions Hollywoodienne avec des acteurs très connus et non des alpinistes chevronnés.

Déjà que le mont Everest a peu d’intérêt pour moi, une adaptation Hollywoodienne du livre de Jon Krakauer Into Thin Air, a autant d’attrait qu’un rutabaga passée date. D’autant plus que l’auteur du livre désapprouve le film dans une entrevue récente au LA Times.

L’article intitulé It’s Total bull ne laisse aucun doute : Krakauer désapprouve le film. Selon lui le film est truffé de conversations qui n’ont jamais eu lieux. De plus, l’acteur qui le personnifie au grand écran ne l’a jamais contacté afin de saisir qui il est et pourquoi il a agi comme il l’a fait sur la montagne. La citation finale résume bien son état d’esprit : « L’Everest ce n’est pas de la vrai grimpe. C’est des gens riches qui grimpent. C’est un trophée au mur, un point c’est tout. Je regrette vraiment d’y être allé. »

5 Comments on "Everest – le film"

  1. Du côté des bons films, Nordwand (ou North Face) est tout de même très réussi….
    Prenez ça comme une suggestion…je sais que l’article n’est pas une liste exhaustive des films de montagne!

  2. Wow, j’ai maintenant vraiment le goût de voir ça! 😉 Vertical Limit – je pense que c’est plus un film précurseur. Le solo / basejump / speedclimbing, ce ne sera plus assez bientôt, les gars vont faire ça avec des explosifs instables, comme dans Vertical Limit – « future of the sport » & « it’s the next level » comme le dirait si bien Mr. Sharma. Ça aurait sûrement été la prochaine étape de notre regretté Dean Potter, tout en jonglant avec des Chihuahuas.

  3. Moi j’ai trouvé le film une bonne coche au-dessus des Vertical Limit et Cliffhunger.
    Certainement pas parfait (il contient quelques erreurs techniques évidentes), mais le scenario correspond bien aux souvenirs (lointains) que j’avais du livre, et on rentre bien dans l’ambiance et la tension, en espérant une fin moins désastreuse alors qu’on sait que ça va mal se terminer.

  4. C’est vrai que Krakauer passe pour un salaud et un sans cœur. Je ne serais pas trop content à sa place, d’autant que le film est inspiré de son livre.

    Cela dit, j’ai trouvé le film très correct dans le genre. Je connais deux personnes qui ont fait le sommet et qui semblent considérer le film assez juste, hormis quelques détails ajoutés sur mesure pour Hollywood.

  5. Le film est sorti en video pour ceux que ça intéresse. Bin oui on est à des années lumière de Meru. Et oui il y a quelques erreurs techniques (comme Hall qui se déclipe complètement de la corde fixe pour passer les points d’ancrage ;)). Ceci étant dit, je ne crois pas que ce soit un navet. Le film est très fidèle à l’histoire racontée par Krakauer dans « Into Thin Air », mais encore plus à la version racontée dans « The Climb » par Anatoli Boukreev. Car ne l’oublions pas, cette histoire vraie n’appartient pas qu’à Krakauer (même s’il écrit mieux que Boukreev et que Beck). Les images sont quant à elle très fidèles à la réalité.

    Difficile de savoir si les auteurs du film ont calqué l’un ou l’autre des 2 livres ou ont simplement rencontré les membres encore vivants de l’expé avant de décider du scénario final. Chose certaine, le monde de l’alpinisme (comme celui de la grimpe!) en est un d’égos. Krakauer autant que Boukreev, dans leurs versions respectives, font passer l’autre auteur pour le méchant. Boukreev serait, selon Krakauer, un douchebag téméraire qui pensait juste à lui et son sommet. Krakauer serait, selon Boukreev, un pissou de 1er ordre qui pensait juste à ses fesses d’américain grande gueule et se calissait des autres. Et comme c’est la deuxième histoire qui a été retenue pour le film, pas étonnant que Krakauer crie à la « total bull ». Chose certaine, ça prenait un surhomme pour réaliser ce que Boukreev a fait cette nuit là. Une preuve qu’il n’y a pas que des rutabagas et des 747 sur l’Everest.

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