Grandes Classiques : Pilier de Direct

Patrick Cadieux dans le début de Pilier Direct à la Chute Montmorency | Photo: Ian Bergeron

Fait combien Pat?
-28c
On se voit une fois par année pour grimper, et il fait frète qu’le criss à chaque fois !

Bien qu’e la vitesse du conducteur soit illégale, ce n’est pas le point de cette image. Ni le niveau d’essence… Photo: Patrick Cadieux

C’était un petit matin de janvier, Pat (Cadieux) et moi étions à notre 2e journée de grimpe du weekend. La veille nous étions allés se les geler à Pont-Rouge et, aujourd’hui, on désirait plus de chaleur. On a opté pour Momo. Il faisait soleil et, malgré le -28 bien senti, ça semblait moins pire que la veille. Après s’être réchauffé dans La Congelé (3), Pat s’est enligné dans Pilier Direct (4+).

L’auteur fait la Gigue de Saint-Dilon afin de montrer ses beaux souliers à claquettes | Photo: Patrick Cadieux

Au premier coup de piolet, on s’est tout de suite rendu compte que ça ne serait pas de la tarte malgré un niveau de difficulté dans la zone de confort de Patrick. Le froid avait solidifié la glace au point où chaque coup de piolet sur une zone de stress détachait de bonnes assiettes. C’était du pioche, pioche, pioche, pioche – ça tient… à presque chaque coup de piolet. Pat ne semblait pas trop s’en formaliser, grimper de la glace semble pour lui aussi naturel que d’ouvrir des huitres pour une loutre. Je voyais néanmoins qu’il travaillait plus qu’à son habitude pour placer ses vis. Première longueur tout de même effectué sans trop d’encombre.

L’auteur qui signifie que son pouce va dégeler d’ici Juin | Photo: Patrick Cadieux

Après le signal de corde j’entame ma grimpe pour rejoindre Patrick au relais. Je n’ai pas fait 10 mètres que mes doigts sont aussi gelés qu’un sac de petits pois au fond d’un congélateur. Sans oublier les nombreux glaçons au visage, ce qui me fait réaliser à quel point la glace est parfois aussi agréable qu’une bonne séance de coups de fouet. A condition que l’on soit un masochiste avoué. Le paysage est tout de même magnifique : le pain de sucre à nos pieds, la chute rugissante à notre droite, le soleil, le ciel bleu… Bref, y’a pire comme scénario que de cette autoflagellation polaire.

Mike Horn lors de son expédition au Pain-De-Sucre. Il s’agit du First Known Traverse (FKT) par un barbu en gougoune cette journée là | Photo: Ian Bergeron

La seconde longueur ressemble à la première : glace dure et cassante + beau paysage. Rendu en haut, bien refroidit par notre sortie au grand air, je pense avoir dit à Patrick que, pour notre prochaine sortie annuelle, j’aimerai bien qu’on aille faire de la glace là où il fait chaud… genre Cuba. Ce qui l’a bien fait rire… Bien vous savez quoi? Il y est allé l’année suivante… sauf que moi j’ai choké!

1 Comment on "Grandes Classiques : Pilier de Direct"

  1. En plus, on dirait qu’il fait toujours plus froid près de la chute avec tout son humidité.

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