La Grande Classe

Charles et JP dans Le Pilier des Maniaques | Photo: Charles Roberge

Hier soir je me suis rendu au RocGym afin d’entendre Charles Roberge raconter ses histoires de grimpe. Il faut savoir que Charles, il en a pioché de la glace. Et je ne parle pas de faire des laps à la Chute Montmorency. Vous avez certainement lu son top 5 des plus belles cascades. Hier il en a rajouté une couche, ou deux. Il a fait le tour de 15 années d’exploration avec certains de ses partenaires, notamment JP Bélanger et Yan Mongrain.

Le who’s who de la glace de la région de Québec était présent pour écouter Charles expliquer son cheminement et les voies qui l’ont marqué. Une chose que j’ai relevé, jamais aucune prétention dans le propos. Pas d’exagération non plus. Très peu de cotes mentionnées. La Chèvre sait mettre les cascades en valeur au dépend de ses prouesses personnelles.

J’étais assis avec la Marmotte (JP Bélanger), son comparse de toujours, qui a agrémenté la présentation de quelques anecdotes qui ne se racontent pas devant un parterre comprenant des non-initiés. Vous savez, ces histoires de papier de toilette et autre. Aussi présent, le Blaireau (Yan Mongrain), bien qu’il soit un très bon grimpeur, c’est aussi un grand conteur. D’ailleurs ce trio devrait travailler une conférence commune, pas mal certain qu’il vaudrait un show d’humour de Louis-José Houde. (En attendant, ré-écoutez le balado avec Charles et JP)

Les trois prospecteurs après leur filon: Le Blaireau, La Chèvre et La Marmotte.

Ce trio, de même que d’autres acteurs très actifs, font partis de nos grands pionniers du Québec, au même titre que les Bérubé, Laperrière, Sylvain, Poisson, Thivierge, etc. Ils sont trop humbles pour le revendiquer, mais leur volonté à explorer des coins reculés et grimper dans des conditions polaires les élèvent à ce niveau. J’oserai même avancer qu’ils rivalisent avec les grands noms de l’ouest et d’un peu partout au monde. Leurs prouesses sur la glace et volonté à ouvrir de grandes lignes esthétiques savent nous inspirer. Tout ces gros noms qui tapissent les magazines de grimpes de nos voisins du sud.

Il y en a d’autre aussi qui marquent notre génération, mais mon lien d’amitié avec ce trio animalier est puissant. Bien que j’ai un respect sans borne pour leur exploits, c’est avant tout ce lien émotif invisible qui nous relie que je chéris avant tout.

Vous savez ce qui manque à notre microcosme d’escalade québécois? Un panthéon ou un temple de la renommée. Si jamais ce genre de chose voit le jour, une Chèvre, une Marmotte et un Blaireau y trouveront leur place au côté des plus grands!

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