La pandémie, l’escalade et nous (partie 1)

Jérome St-Michel qui répète La Zébrée. Crédit photo: Richard Mardens

Je sais, je sais, vous êtes lassés d’entendre parler de la pandémie, de la COVID-19, de mesures sanitaires. Je comprends très bien.

Cela dit, toute la situation exceptionnelle dans laquelle on se trouve depuis plus d’un an a eu des effets surprenants sur l’escalade.

Nécessairement, la très grande majorité des grimpeurs ont été forcés/ont décidés de rester dans la Belle province. Plusieurs se sont donc tournés vers les lignes dures du coin. Ce qui a mené à des répétitions de La Zébrée, par exemple, et de nombreuses autres voies difficiles.

Autre exemple : la paroi Chez Roger, dans Lanaudière, a été équipée par une bande de joyeux lurons qui n’auraient peut-être pas empoigné si prestement la perçeuse s’ils avaient pu aller jouer sur des voies ailleurs dans le monde. Le site compte une centaine de voies, avec du potentiel pour plus encore.

C’est sans compter les grands motivés de nouvelles parois, qui font fi des éléments, des moustiques, de la distance pour aller découvrir des nouveaux pans de roche à se mettre sous la dent. Suffit de voir les publications d’un certain Serge-Alexandre Demers Giroux pour se rendre compte que de la roche à grimper, il y en a, et que des lignes d’aventure, il en reste à découvrir.

Une des nombreuses parois rocheuses que Serge-Alexandre Demers-Giroux a découvert durant ses pérégrinations.

L’intérêt pour le bloc à l’extérieur a aussi explosé, avec les salles fermées. Je ne pense pas avoir vu autant de publications sur les réseaux sociaux à propos des blocs dans la province depuis les dernières années! Les premières ascensions se sont multipliées sur les cailloux – entre autres autour de Montréal, mais pas que. De nouveaux rochers ont été brossés et grimpés, tout ça dans votre cour arrière.

C’est fascinant de penser qu’il y a encore quelques années, des gens se plaignaient qu’il n’y avait pas beaucoup d’escalade au Québec!

Il y a eu aussi des effets négatifs de cette popularité de la grimpe à l’extérieur dans la province, mais on y reviendra.

Bien entendu, il faudra voir si tout ça se maintient dans le temps. Parce que peut-être qu’après un certain retour à la normale, une partie des nouveaux adeptes vont délaisser le sport pour voyager? Une chose est certaine, les années 2020 et 2021 auront été des moments d’une expansion fascinante de la grimpe à l’extérieur

Be the first to comment on "La pandémie, l’escalade et nous (partie 1)"

Leave a comment