Léa Chin : femme de coeur

Léa Chin à Red River Gorge | Photo: François Lebeau

Dans la foulée de lancement du l’initiative B.I.G, Andréanne Vallières en a profité pour rencontrer Léa Chin. Voici le résumé d’un entretient avec une femme de coeur.

Par Andréanne Vallières

Humble, la femme de cœur

Pour tous ceux et celles qui auront la chance de croiser la route de Léa, vous rencontrerez une femme calme, forte et brillante. Alors que nous étions sur un sofa bien confortable à la boutique Arct’eryx de Montréal, j’ai eu la chance d’écouter cette femme humble et de faire vivre dans ce texte certains de ses propos qui me font encore écho quelques jours plus tard : « Il faut faire confiance en la vie. Quand tu veux trop, on dirait qu’on veut te faire patienter. Lorsque tu veux quelque chose, on dirait que ça ne veut jamais arriver. Il faut laisser les choses venir d’elles-mêmes…» Tel un dessert de chez Juliette et Chocolat que l’on déguste le plus lentement possible, je savoure encore ces quelques paroles tellement d’appoint, alors qu’on avance chacun à notre tour dans nos vies, à des rythmes parfois effrénés.

Effectivement, Léa savoure maintenant le temps, car elle considère qu’il ne se rattrape pas. Elle a toutefois déjà eu ce modus operandi : avoir du plaisir, c’est secondaire, le devoir c’est ce qu’il faut faire d’abord. Or, maintenant, elle exprime qu’il faut prendre le temps, le temps de voir sa famille. « Je ne veux pas attendre que mes parents soient malades avant de m’occuper d’eux, je veux les voir et passer un jour par semaine avec eux. À ce sujet, je fais une activité avec ma mère une journée par semaine.» Elle ajoute qu’on ne se rend pas compte des modèles que l’on a dans nos vies respectives et que souvent on les tient pour acquis. Cette manière avec laquelle elle exprime le soin qu’elle porte envers sa famille et tout ce qu’elle fait dans le domaine de l’escalade me fait penser à l’une des citations d’Antoine de Saint-Exupéry:

C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait que ta rose est si importanteAntoine de Saint-Exupéry

Amoureuse, l’escalade et la famille

« Lorsqu’on travaille de sa passion, la passion s’éteint un peu ». Voici l’une des idées que Léa a déjà entendue plus tôt dans le passé. Malgré tout, elle travaille dans le domaine qu’est celui de sa passion et croyez-moi, elle est loin d’être éteinte. Travaillant maintenant avec l’équipe de direction chez Allez Up, Léa est une femme d’action. Focalisée sur son objectif qu’est celui de grimper, elle arrime avec équilibre la vie professionnelle, familiale et sportive. Elle décrit notamment les entraînements intéressants à faire au bloc afin de s’entraîner à son rythme après le travail sans nécessiter l’accompagnement d’un.e ami.e. Depuis 5 ans, elle retourne sporadiquement dans les tâches reliées à son premier emploi dans le domaine de l’informatique; emploi qu’elle peut maintenant partager à raison de deux jours semaines avec son nouveau travail chez Allez Up.

Amoureuse du plein air et de l’escalade depuis 20 ans déjà, elle raconte avec plaisir ses randonnées et sorties vertigineuses avec son compagnon de vie. Elle remercie notamment ce dernier de l’avoir encouragé dans la pratique de l’escalade, car ils jonglent maintenant entre les pistes de ski de fond et l’escalade de glace l’hiver. En effet, Léa est une touche-à-tout, elle pratique l’alpinisme à l’occasion, notamment lors de son dernier voyage avec son amoureux au Wind River Range. Finalement, elle se remémore les 3 semaines passées en Chine en 2014 où la beauté des villages prédominait et de tous les spectacles grandioses de la faune et de la flore qu’avaient à offrir Ten Sleep et l’Espagne.

Léa Chin et Geneviève de la Plante | Photo: Andréanne Vallières

Encourager et inciter les femmes à ouvrir des voies d’escalade

Tel qu’elle l’explique dans l’un des balados que vous pouvez retrouver sur le site, Léa considère qu’il y a un manque lorsqu’on parle de femmes dédiées à l’ouverture de voies, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En effet, elle souhaite encourager davantage les femmes à suivre des cours (visiter le site de B.I.G initiative pour plus de détails reliés aux cours ) afin qu’elles soient plus confiantes d’ouvrir des voies d’escalade autant pour les compétitions nationales que locales. Or, elle confirme qu’aux États-Unis plus de femmes ouvrent des voies et elle se questionne au sujet de la place que l’on peut prendre ici, près de chez nous. De plus, elle exprime qu’il faut apprendre à nourrir la flamme chez les femmes qui nous entoure et leur offrir la possibilité de suivre des cours et de trouver les ressources qu’il faut pour arriver à être autonome.

Maintenant fondatrice et collaboratrice de l’initiative Bring In the Girls (B.I.G) avec Sophie, Alexa, Geneviève et Jean-Marc, Léa poursuit son désir de faire rayonner les femmes en escalade. À cet égard, c’est avec l’équipe de B.I.G initiative qu’elle invite les femmes à s’inscrire à des cliniques qui leur permettront de s’émanciper dans cet aspect de l’escalade.

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