Les erreurs les plus communes en escalade

J'arrive! | Photo: Ian Bergeron

Suivant un article publié dans le magazine Climbing il y a quelques années, je reprends le top 7 des erreurs les plus communes que nous faisons tous à un moment ou un autre.

Ne pas vérifier son nœud ou son assureur
Que ce soit par paresse, habitude ou pour ne pas froisser l’égo de notre assureur, nous omettons parfois de contrevérifier notre nœud en 8 et l’installation du matériel d’assurage de notre assureur. Idem aussi pour notre harnais et celui de notre partenaire. Combien de chutes ont résulté de nœuds en 8 mal ficelés? La chute de Lynn Hill en 1989 est un exemple éloquent, mais je connais aussi personnellement quelques grimpeurs qui ont touché le sol en gym pour cette même raison.

On se vérifie avant de partir dans la voie | Photo: Eric DeLéon

On se vérifie avant de partir dans la voie | Photo: Eric DeLéon

Ne pas porter son casque
Il fait beau, il fait chaud, ou bien on espère ressembler à Chris Sharma alors que l’on grimpe Prestation Aérienne ou Moby Dick… Mais que ce soit à Kamou, Orford ou au Gros Bras, des cailloux peuvent tomber et un trauma crânien ça laisse des traces habituellement permanentes. Alors, le casque, c’est sur le coco qu’il va et non dans notre sac-à-dos.

On porte le casque sur le coco! | Photo: Ian Bergeron

On porte le casque sur le coco! | Photo: Ian Bergeron

Assurer négligemment
Notre partenaire grimpe et on jase, on jase, on jase… ou bien on reluque le postérieur de la grimpeuse qui s’exécute quelques mètres plus loin. Entre-temps, notre grimpeur manque sa prise de pied et part en vol plané. Résultat: on se réveille subito presto et on va embrasser la dégaine. Si on est chanceux, notre ami ne touche pas au sol et on ne se fait pas de « rope burn ». On est tous coupable à un moment ou à un autre de ce péché…

On jase ou bien on assure? | Photo: Collection Ian Bergeron

On jase ou bien on assure? | Photo: Collection Ian Bergeron

Ne pas faire de nœuds au bout de sa corde
Trop souvent on néglige de faire un nœud au bout de nos brins de rappel. Je ne sais pas trop pourquoi, mais on a tous nos raisons de ne pas le faire. Pourtant, tellement d’accidents fatals ont résulté de ce petit détail. Pour le fun, chercher « climbing rappel accidents » sur Google et lisez quelques histoires. Ça risque de vous donner froid dans le dos!

Ne pas oublier les noeuds au bout de la corde lors des rappels | Photo: Ian Bergeron

Ne pas oublier les noeuds au bout de la corde lors des rappels | Photo: Ian Bergeron

Plus confiant que compétant
Ceci est l’apanage des caractères fonceurs. Partir à la conquête sans nécessairement avoir la formation ou l’expérience appropriée! Que ce soit de passer du gym à l’extérieur sans savoir faire des relais, ou aller dans les Andes sans savoir se sortir de crevasses, la confiance ne peut se substituer aux compétences. Faites vos classes et allez-y par étapes!

Mauvaise communication
Ceci est surtout vrai en multi-longueurs ou sur des voies plus longues. L’absence d’entente de signaux de corde comme moyen de communication peut parfois avoir des résultats fâcheux. Par exemple le second part dans la voie assumant que le relais est fait, chute et tombe au sol car le relais n’était pas prêt. Même en sport, « take » peut sembler évident pour nous mais pas nécessairement pour notre partenaire fraîchement débarqué de France. Entendez-vous comme disait l’autre!

En longue voie, la communication est un must | Photo: Patrick Cadieux

En longue voie, la communication est un must | Photo: Patrick Cadieux

Donner du beta aux quatres vents
On voit souvent au bas des parois – surtout en sport – des gars s’époumoner à donner du beta à quiconque veut bien l’entendre. C’est encore plus vrai lorsque la personne sur la paroi est une grimpeuse. Le mâle tente alors d’impressionner son « interlocutrice » par son « adresse » et sa connaissance de la voie. Laissez donc les gens découvrir eux-mêmes les passages clés. Ils n’en seront que plus satisfaits!

Envoye, ca passe par là | Photo: Ian Bergeron

Envoye, ca passe par là | Photo: Ian Bergeron

7 Comments on "Les erreurs les plus communes en escalade"

  1. Avoir de l’expérience ne fait pas grosse différence, je fais encore ces erreurs aujourd’hui! Ça prend un effort constant…

  2. Woah, l’article original compte 50 entrées ! Ma préférée, bien sûr, « tomber » (escalade de glace). Erreur à ne pas faire.

  3. Les noeuds en bout de corde. Pas de noeud serait une erreur? Bin oui c’est plus sécuritaire avec un noeud quand tu ne regarde pas ou tu vas. C’est aussi plus sécuritaire de ne pas grimper pantoute. Mais quiconque a mêlé ou jammé sa corde et a dû rester suspendu pendant de trop longues minutes ou a dû remonter à cause des foutus noeuds de bout corde comprend très bien pourquoi on ne pas en faire et regarder ou on descend est en bout de ligne plus safe que d’en faire… my 2 cents.

  4. Noeuds au bouts des cordes au rappel…

    Ne pas en faire et être inattentif = mort.

    En faire et être inattentif (ne pas dénouer le noeud du brin qui remnote) au moment de les rapatrier = problème.

    Bien sur si on est jamais inattentif = jamais de problèmes.

    Parfois… j’admet qu’il est  »raisonnable » de pas en faire…

    Donc… on peut décider d’être attentif et de ne pas en faire (avec les conséquences qu’on connait si on l’est pas)… ou d’en faire et d’être attentif ( y’à aussi des conséquences si on est pas attentif… mais pas mortelles à la première inattention).

    En glace… il m’est souvent arrivé de me retrouver avec brins inégaux malgré qu’ils l’étaient en partant….une des deux cordes était plus glacée que l’autre et passait plus lentement dans ma quincaillerie de rappel… (ça peut aussi arriver lorsque l’on utilise 2 cordes de diamètre différent). J’étais attentif et j’ai toujours vu le problème avant d’arriver au brin court…mais bien heureux d’y voir mon noeud d’arrêt bien en place.

    Moi… je crois donc qu’il est plus  »safe » d’en faire… de demeurer attentif en plus… et de savoir comment s’en sortir si on est inattentif et que la corde coince en haut.

  5. En regardant la liste des 50 erreurs (dans l’article original dans CLIMBING)… y’en a tout un lot qui relève  »d’inattentions »…

  6. « En glace… il m’est souvent arrivé de me retrouver avec brins inégaux malgré qu’ils l’étaient en partant….une des deux cordes était plus glacée que l’autre et passait plus lentement dans ma quincaillerie de rappel… (ça peut aussi arriver lorsque l’on utilise 2 cordes de diamètre différent). J’étais attentif et j’ai toujours vu le problème avant d’arriver au brin court…mais bien heureux d’y voir mon noeud d’arrêt bien en place. »

    Y’a plein de gens qui ne sont pas conscient de ça…
    Ça arrive pas juste en glace… une corde plus rugueuse que l’autre, diametres différents, …

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