Les secouristes luttent contre le temps pour sauver une grimpeuse russe

MAJ 25/8/2025 – 8:33 – Selon le site Mountain.ru, les efforts de secours pour Natalia Nagovitsyna sont terminés et les équipes ont quitté le camp de base. La dernière tentative a été par hélicoptère avec un pilote italien, mais la météo était impossible et l’hélico a du rebrousser chemin.

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Une opération de sauvetage désespérée est en cours sur le pic Pobeda (7439 m, Kirghizistan) pour retrouver l’alpiniste russe Natalia Nagovitsyna, blessée à la jambe à 7 150 m depuis neuf jours. Âgée de 47 ans et originaire de Moscou, elle survit dans une tente déchirée, sans nourriture ni eau, et sans moyen de communication. Les températures glaciales et l’altitude extrême rendent ses chances de survie extrêmement faibles. Une équipe de quatre secouristes dépêchée par le ministère de la Défense kirghize tente actuellement de progresser vers son camp.

Les experts russes jugent la mission quasi impossible : il faudrait au moins 30 personnes pour descendre une alpiniste immobilisée sur une arête de trois kilomètres à plus de 7000 m. Les risques d’avalanches, la fatigue due au manque d’oxygène et le froid extrême compliquent encore la tâche. Plusieurs voix du milieu alpin, comme celles de la Fédération russe d’alpinisme, parlent d’une situation “désespérée”, estimant que seuls un miracle ou des conditions exceptionnellement favorables pourraient la sauver.

Nagovitsyna tentait l’ascension du Pobeda afin d’obtenir le titre honorifique de “Léopard des neiges”, décerné aux alpinistes ayant gravi les cinq sommets de plus de 7000 m de l’ex-URSS. Après avoir atteint le sommet le 12 août, elle a chuté lors de la descente et s’est fracturé la jambe. Son compagnon de cordée est redescendu chercher de l’aide, et d’autres alpinistes étrangers lui ont apporté provisoirement des vivres et du matériel. Mais les secours improvisés ont tourné au drame: l’Italien Luca Sinigaglia est mort le 16 août en redescendant, tandis que son partenaire allemand a dû abandonner.

Les conditions rendent tout héliportage impossible au-dessus de 6 000 m, et les précédentes tentatives aériennes se sont soldées par un crash ou des échecs liés au mauvais temps. Le 19 août, un drone a encore permis de constater que l’alpiniste était vivante, mais depuis le 20 août, des doutes subsistent sur son état. Les autorités estiment qu’il faudra attendre le 24 ou le 25 août pour qu’une équipe puisse l’atteindre. Sa famille, dont son fils et sa sœur, garde espoir malgré des chances de survie jugées infimes après plus de dix jours d’exposition dans l’un des environnements les plus meurtriers de l’alpinisme mondial.

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