Le site Climbing.com rapport qu’nn programme hebdomadaire dédié aux femmes et aux personnes non-binaires dans le cadre de l’escalade à l’Université d’État de l’Utah (USU) a été annulé la semaine dernière. Ce n’est ni par manque d’intérêt ni de financement, mais en raison d’une nouvelle législation anti-diversité, équité et inclusion (DEI) en Utah. La loi HB261 interdit aux institutions financées par l’État d’organiser des programmes basés sur des critères démographiques spécifiques.
Depuis cinq ans, la soirée « Women’s Climb Night » offrait un espace accueillant pour apprendre les techniques d’escalade et bâtir une communauté dans un sport dominé par les hommes. L’initiative, fondée par Jill Woodhouse, rassemblait entre 15 et 35 participants chaque mardi. Elle permettait à des débutantes de découvrir ce sport dans un environnement soutenant.
Cependant, l’entrée en vigueur de la loi HB261 le 1er juillet 2024 a mis fin au programme, obligeant l’Utah à revoir toutes les activités spécifiques à certains groupes démographiques. Des étudiants de l’USU ont partagé leur tristesse face à cette annulation, expliquant que ces soirées leur avaient permis de surmonter les obstacles techniques et culturels de l’escalade. Pour beaucoup, ces soirées représentaient une source de soutien et un lieu où elles pouvaient évoluer en toute confiance.
Malgré l’engagement déclaré de l’université à promouvoir des espaces inclusifs, les solutions proposées, comme la création de clubs étudiants, sont jugées insuffisantes. Ces clubs ne disposent ni des ressources ni de l’accessibilité offertes par les programmes précédents, rendant plus difficile l’intégration des débutants.
Des voix comme celle de Caroline Gleich, athlète et activiste, critiquent cette législation, estimant qu’elle détourne l’attention de problèmes plus pressants, tels que l’écart salarial entre les sexes en Utah ou les problèmes environnementaux.
La disparition de « Women’s Climb Night » illustre les tensions complexes entre initiatives de diversité et nouvelles législations. Cette annulation pourrait rendre l’escalade moins accessible aux futurs étudiants, risquant de perpétuer l’exclusivité d’un sport qui tentait pourtant de s’ouvrir à des publics marginalisés.

Be the first to comment on "Les soirées de grimpes féminines bannies en Utah"