TOP 5 de Charles Roberge – Partie 2

(NDLR) Charles Roberge a compilé son top 5 des plus belles voies que nous dévoilerons à question d’une par semaine. En espérant que ce palmarès et ces récits vous inspirent pour la saison de glace qui est à nos portes. Par ici pour la partie 1.

4e place – Le Chercheur d’Or – Février 2018

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la Côte-Nord, c’était le Chercheur d’Or au M51 de la rivière Nipissis et la superbe photo noir et blanc de la cascade dans le livre-guide de Stéphane Lapierre qui m’avaient interpellé en premier à cause de sa verticalité constante mais son niveau plus abordable que le Mulot qui représentait pour moi l’ultime voie à l’époque.

En février 2015, j’avais fait une première tentative qui s’est soldée par une motte de glace direct sur l’oeil de Yan le blaireau. Je fus réellement impressionné par sa raideur continue et l’absence totale de replat pour se reposer. Ce n’était que partie remise.

Trois ans et deux voyages au M51 plus tard, je suis à nouveau au pied du Chercheur d’Or et la voie n’est pas formée comme d’habitude. En effet, dans la première longueur, il y avait deux colonnes qui étaient connectées au rideau principal dont une qui pissait intense, jour et nuit.

Celle que nous avions choisie était sèche mais très technique grâce à un toit que nous devions contourner en traversant sous celle-ci puis sortir dans un rideau suspendu et difficile. La scène était belle : sur un grand mur sauvage avec la marmotte pendant que les copains Éric et Yan grimpaient la fourchette sternale droite au loin.

Les deux longueurs suivantes étaient délicieuses et tout en pontage, vers un ciel bleu azur et en bonne compagnie d’un soleil qui nous chauffait le dos.

J’ai terminé mon dernier voyage au M51 sur la plus belle note qui soit, celle de cocher cette grande voie signée Patrice Beaudet et le défunt Richard Cartier.

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